Devenir ingénieur en France passe souvent par une prépa, mais toutes ne se valent pas. D’un côté, la prépa classique, réputée pour son excellence académique et ses concours très compétitifs. De l’autre, la prépa intégrée, proposée directement par certaines écoles d’ingénieurs, souvent privées. Derrière l’apparente sécurité qu’elle offre, la prépa intégrée peut laisser à désirer sur son niveau d’enseignement comparé à la prépa classique. Alors, vaut-il mieux miser sur la rigueur académique ou la facilité d’accès ? Décryptage.
« Pour la nouvelle génération. Par la nouvelle génération ! »
La prépa classique, ou classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE), est un cursus d’une durée de deux ans, dispensé dans un lycée et qui ne délivre pas de diplôme à la fin des deux ans. L’accès à la prépa classique se fait sur dossier, souvent très sélectif, basé sur les résultats académiques du lycée. Les étudiants suivent un programme intensif en sciences (mathématiques, physique, chimie, biologie selon les filières) avec pour objectif de réussir les concours d’entrée aux grandes écoles d’ingénieurs.
Le rythme de travail est soutenu, avec des cours théoriques poussés, des travaux dirigés, des devoirs surveillés réguliers et des interrogations orales (« khôlles »). La pression est réelle, mais la prépa classique offre une préparation académique solide et permet d’accéder à un large éventail d’écoles, des plus prestigieuses (Polytechnique, Centrale, Mines) aux plus spécialisées.
• Excellence académique : Un encadrement rigoureux qui garantit un niveau élevé.
• Choix varié d’écoles : Les concours communs permettent de postuler à de nombreuses écoles avec des spécialisations variées.
• Enseignement public gratuit : Sauf en établissement privé, la prépa classique ne nécessite pas de frais de scolarité importants.
• Pression psychologique : Le stress des concours peut être un obstacle pour certains étudiants.
La prépa intégrée se déroule au sein même d’une école d’ingénieurs, généralement privée. Contrairement à la prépa classique, il n’y a pas de concours à passer pour entrer en cycle ingénieur : il suffit de valider les deux premières années. Cette apparente tranquillité a un prix, souvent plusieurs milliers d’euros par an, avec des frais de scolarité qui peuvent grimper jusqu’à 10 000 euros, voire plus.
Le modèle pédagogique de la prépa intégrée se veut plus axé sur les projets, avec une approche moins académique. Si cela peut convenir à certains profils, de nombreux étudiants regrettent le manque de profondeur théorique et un enseignement parfois superficiel. De plus, certaines écoles profiteraient de la prépa intégrée pour attirer des élèves « payants », sans véritable exigence académique, ce qui pose la question de la qualité de la formation.
• Pas de concours : Moins de pression, les étudiants passent automatiquement en cycle ingénieur s’ils valident leurs semestres.
• Approche pratique : Plus de projets, parfois des stages, ce qui permet une première immersion dans le monde professionnel.
• Encadrement pédagogique : Les promotions sont souvent plus petites, offrant un suivi plus personnalisé.
• Frais de scolarité élevés : L’accès à ces prépas se fait souvent par la capacité à payer, créant une sélection par l’argent.
• Niveau académique inégal : Certains étudiants déplorent un programme moins rigoureux et moins approfondi que celui de la prépa classique.
• Peu de flexibilité : Une fois engagé dans une école, il est difficile de changer de voie ou de viser une autre école d’ingénieurs.
• Les étudiants capables de supporter un rythme de travail intense.
• Ceux qui visent les meilleures écoles d’ingénieurs, souvent inaccessibles via la prépa intégrée.
• Les familles recherchant une formation gratuite ou peu coûteuse, tout en garantissant un niveau académique élevé.
• Les étudiants qui veulent éviter le stress des concours, même si cela signifie payer des frais de scolarité importants.
• Ceux qui ont déjà une idée précise de l’école ou de la spécialisation qu’ils souhaitent intégrer.
• Les jeunes préférant une pédagogie basée sur les projets, même si cela se fait parfois au détriment de la rigueur théorique.
Pour ne pas se retrouver dans une école aux promesses déceptives, il est essentiel de vérifier plusieurs points avant de s’engager :
• Reconnaissance du diplôme : Assurez-vous que le diplôme d’ingénieur est habilité par la Commission des titres d’ingénieur (CTI).
• Qualité pédagogique : Renseignez-vous sur le contenu des cours, les profils des enseignants et le taux de passage en cycle ingénieur.
• Insertion professionnelle : Demandez les statistiques d’emploi des anciens élèves et la réputation de l’école auprès des entreprises.
Si la prépa classique reste une voie royale pour intégrer les meilleures écoles d’ingénieurs, elle demande un engagement sans faille et une capacité à gérer la pression. La prépa intégrée, quant à elle, offre une sécurité apparente, mais peut parfois cacher une réalité moins flatteuse : des frais de scolarité élevés pour un enseignement moins qualitatif. Pour éviter les désillusions, il est essentiel de bien se renseigner sur l’école choisie et de s’assurer qu’elle propose une formation de qualité. Finalement, le choix doit se faire en toute lucidité, en tenant compte non seulement des ambitions académiques, mais aussi des capacités financières et de la tolérance au stress de chaque étudiant.
Anycia Deflandre
Hello ! Moi c'est Anycia et je rêvais d'être conseillère d'orientation, c'est en me lançant dans l'aventure My Orientation que je l'ai découvert. Future professeur documentaliste, je mêle communication, culture et média par passion mais aussi dans mon future métier.