il est répandu et avéré que les prépas sont deux années d'études très exigeantes. Si entrer dans certaines est déjà compliqué, réussir celles-ci peut l’être bien plus. La charge de travail conduit certains à abandonner dès les premiers mois, malgré tous les efforts déployés pour accéder à ces écoles.
« Pour la nouvelle génération. Par la nouvelle génération ! »
Les classes préparatoires préparent, comme l’indique leur nom, aux concours d’entrée des grandes écoles sur une période de deux ans, ainsi qu’à ceux des écoles d’ingénieurs. Ces classes sont majoritairement situées dans des lycées et sont accessibles après un baccalauréat, sur acceptation du dossier par le chef d’établissement. Il en existe différentes, les prépas B/L, L, BCPST, MPSI… Les littéraires comme les scientifiques ou même les plus indécis y trouvent donc leur compte.
Néanmoins, il est répandu et avéré que les prépas sont deux années d'études très exigeantes. Si entrer dans certaines est déjà compliqué, réussir celles-ci peut l’être bien plus. La charge de travail conduit certains à abandonner dès les premiers mois, malgré tous les efforts déployés pour accéder à ces écoles.
Le travail est bien sûr obligatoire. Travailler sérieusement, régulièrement et de façon intensive est nécessaire pour réussir en prépa. Les journées sont longues, les cours denses, et il est donc nécessaire de travailler chaque soir en reprenant les cours du jour pour ne pas se laisser déborder par la masse de travail.
Il faut pour cela planifier un emploi du temps rigoureux : beaucoup sont ceux qui sacrifient leurs heures de sommeil pour travailler, mais ce n’est pas un rythme tenable sur le long terme ! Si les huit heures de sommeil recommandées sont difficilement imaginables tous les soirs, avec une bonne organisation, sept heures la majorité du temps sont atteignables.
Des khôles sont prévues chaque semaine, ainsi que des DS de six heures majoritairement, une fois par semaine, obligeant les élèves à avoir une organisation sans faille et à avoir en tête une masse importante de connaissances. Pour réussir sa prépa, il est impératif de s’exercer dans toutes les matières également, elles sont toutes importantes, et son emploi du temps doit donc être organisé de façon à n’en laisser aucune de côté, les langues étant par exemple parfois délaissées par les étudiants.
Travailler en groupe est aussi conseillé : se rapprocher des élèves moteurs et en tête de classe, afin de regrouper les différentes notes prises par les élèves, partager les méthodes de travail de chacun (pour ceux en ayant des efficaces évidemment)… La prépa, puisqu’elle prépare à des concours, est souvent perçue comme un parcours très individuel, mais elle est aussi une aventure de groupe et cet aspect n’est pas à négliger.
Il est important également de relativiser les notes. En effet, les élèves en prépa sont souvent d’anciens premiers de classes, et le choc face à leurs nouvelles notes peut être violent parfois. 12 de moyenne en prépa, c’est très bien ! Souvent, la moyenne maximum est aux alentours de 14 !
Cependant, si le travail est évidemment central en prépa, il est très important d’avoir une vie personnelle en parallèle. Une élève en prépa B/L au Lycée du Parc de Lyon nous le dit : travailler tout le temps rend « fou ». C’est pourquoi il est primordial de savoir organiser des petites sorties de manière assez récurrente par exemple, de continuer à faire ce qu’on aime même si on est débordé par le travail.
« On a tendance à le regretter dès qu’on fait quelque chose qu’on aime, mais il faut le faire, c’est important pour notre santé mentale » dit Emma. Par exemple, au Lycée du Parc, il y a un club théâtre, deux heures par semaine, qui aide beaucoup dit-elle, cela permet d’exprimer ses émotions, c’est une sorte d’exutoire, qui permet aussi de créer des liens autrement que par le travail avec ses camarades et d’avoir de bonnes « rigolades ». La marche aussi est une bonne manière de s’évader d’un environnement qui, il faut le reconnaître, peut être très anxiogène.
Il faut donc continuer à maintenir une vie sociale, et arrêter d’assimiler la prépa à la fin de celle-ci : ce n’est peut-être pas là où notre vie sociale est la plus active, mais sans, la prépa n’est pas tenable. C’est la vie personnelle qui nous aide à garder la tête hors de l’eau.
C’est faire ce qu’on aime qui nous anime, même si la prépa est très stimulante et intéressante, les loisirs à côté sont essentiels pour sortir de ce quotidien, et c’est tout cela qui aide les étudiants à être beaucoup plus productif après.
Aurore Martin
Salut ! Je m'appelle Aurore et je suis lycéenne. Je suis très curieuse, j'adore l'actualité et la communication. J'espère t'avoir apporté les informations que tu recherchais !